La respiration

Picto

Démonstration

Cas pratiques



Comprendre

De l’air ! De l’air ! Il faut de l’air !

La respiration est à la base de l’expression orale. Il faut de l’air pour que notre gorge et notre bouche produisent du son. On génère de la parole avec de l’air.
Nous avons donc besoin d’une réserve d’air suffisante pour nous exprimer clairement.

Pas de variation de vitesse sans respiration !

Pas de variation de volume sans respiration !

Pas d’articulation sans respiration !

La respiration conditionne le bon usage de la voix, mais aussi le bon fonctionnement de la pensée. Car notre cerveau a besoin d’oxygène.
Si on ne respire pas assez, cela entraîne des risques de lapsus, des trous de mémoire…




Faire

Avant d’entrer dans la salle d’examen

En attendant votre tour et à la fin de votre préparation, donnez-vous quelques minutes pour oxygéner votre corps et votre cerveau.
Faites fonctionner à fond votre système respiratoire :

D’abord, aérez le haut de vos poumons en faisant cinq grandes inspirations et respirations thoraciques ;

Puis, respirez en soulevant vos épaules et en dilatant votre thorax.
L’air entre par le nez et sort par la bouche. Vous videz et remplissez ainsi le haut de vos poumons.

Enfin, occupez-vous du bas de vos poumons en faisant cinq grandes inspirations et respirations abdominales.



Dans la salle et au cours de l’épreuve

Vous avez d’autres sujets sur lesquels vous concentrer. Il suffit de respirer normalement (respiration abdominale) et de temps en temps, de vous oxygéner un peu (respiration abdominale et thoracique). Tenez-vous bien droit (vous référer à la partie, Equilibre du module) et vous respirerez mieux !



Comptez vos inspirations

Vous pouvez compter vos secondes de silence tout comme vos inspirations. A la fin d’une phrase, faites une ou deux inspirations. Euh… qui correspond à un changement de paragraphe, aller à la ligne et faites en au moins trois.
La respiration va de pair avec les silences et la ponctuation. Vous faites des pauses en présence d’une virgule ou d’un point et pendant ce silence, plus ou moins long, vous respirez.



Respirez en silence !

Vous avez tendance à occuper les moments où il faut renouveler l’air de vos poumons en faisant « euh.. ». Sachez qu’une interjection consiste à chasser l’air vicié pour retrouver le fil de votre pensée. Le « euh.. » est donc superflu, privilégiez plutôt un silence qui vous permettra de respirer et d’avoir plus d’élégance.


Faites de vrais silences pour respirer ! Respirez pour faire de vrais silences !


Ne pas faire

Les phrases interminables

Habituez-vous, si c’est nécessaire, à ne pas faire des phrases trop longues qui vous empêchent de bien respirer. Les phrases interminables sont difficilement compréhensibles et ne vous permettent pas une alimentation régulière en air pendant une longue épreuve. Cela vous demande beaucoup d’énergie pour peu de résultats positifs.



Ne respirez pas au mauvais moment

Souvenez-vous de la phrase : « Les élèves s’en allaient dès qu’on ouvrait la porte de l’école ».
Surtout ne respirez pas avant « dès qu’on ». On pourrait comprendre : « Les élèves s’en allaient. Des cons ouvraient la porte de l’école ».
Une respiration mal située peut évidemment changer le sens d’une phrase !



Aide

Trou de mémoire ? Pensez à respirer

Le trou de mémoire est souvent provoqué par un trou d’air car le cerveau n’est pas assez oxygéné. Respirez tranquillement, vous allez retrouver le fil de votre pensée. Une paisible respiration ramène le calme dans le cerveau en ébullition ou en panique.



Stress ? Pensez à respirer

Vous avez le trac : cela est tout à fait normal. Votre corps a compris l’enjeu important du moment :

Il se mobilise.

Le sang afflue.

Les muscles se contractent.

Le cœur s’accélère. Les mains sont moites.

Un peu de sueur peut-être.

Cela peut se produire avant et même pendant l’épreuve. Ramenez le calme en respirant sereinement. Surtout ne bloquez pas vos poumons pour alimenter votre cerveau en oxygène, le reste suivra.



Démonstration

 



Cas pratiques


Les exercices de respiration sont une opportunité pour prendre conscience de votre corps. Exercez-vous en fermant les yeux et répétez cet exercice chaque jour aussi longtemps que vous le pourrez.

1Faire le vide

Mettez-vous debout, vos deux pieds proches l’un de l’autre. Penchez-vous en avant en gardant vos jambes bien droites, vos genoux bloqués en arrière. Laissez tomber vos mains jusqu’au sol si possible. Abaissez votre tête aussi vers le sol. Et videz progressivement vos poumons en soufflant par la bouche.

2Vous entraîner à la respiration abdominale

Mettez-vous debout, vos deux pieds à 20cm. Posez vos mains bien à plat sur le devant de votre ventre. Respirez. Vous devez sentir votre abdomen se gonfler à l’inspiration et rentrer à l’expiration. Vos côtes du bas doivent suivre le même mouvement. Dans le cas contraire, vous ne pratiquez pas la respiration abdominale. Il vaudrait mieux vous y entrainer en vous imposant quelques séances de 10 à 20 respirations tous les jours. Faites-le à toutes occasions : debout, immobile, allongé(e), ou en marchant. La respiration abdominale doit devenir votre respiration normale.
Attention ! Vos épaules ne doivent jamais monter ni votre poitrine se soulever.


3Vous entraîner à la respiration thoracique

Tenez-vous debout, les deux pieds à 20 cm, la colonne vertébrale aussi droite que possible, à peine cintrée. Bloquez votre ventre et dilatez votre thorax surtout de côté. Vous devez sentir une certaine mobilité de vos côtes. Votre buste doit se dilater sans que rien ne bouge au niveau de votre ventre. Vos épaules sont relâchées et ne bougent pas. Faites ce mouvement lentement et rapidement plusieurs fois. Vous pouvez le répéter immobile ou en marchant.


4Démonstration à partir d’un texte

Lisez lentement le texte, ci-dessous, en dosant votre respiration de façon à aller jusqu’au bout sans être fatigué(e).
Conseils :

Ne respirez que s’il y a une virgule ou un point-virgule.

Prenez une inspiration plus ou moins grande, suivant la longueur de texte qui vous attend et avant l’inspiration suivante.

« Elle nous aimait véritablement, elle aurait eu plaisir à nous pleurer ; survenant à un moment où elle se sentait bien et n’était pas en sueur, la nouvelle que la maison était la proie d’un incendie où nous avions déjà tous péri et qui n’allait plus bientôt laisser subsister une seule pierre des murs, mais auquel elle aurait eu tout le temps d’échapper sans se presser, à condition de se lever tout de suite, a dû souvent hanter ses espérances comme unissant aux avantages secondaires de lui faire savourer dans un long regret toute sa tendresse pour nous et d’être la stupéfaction du village en conduisant notre deuil, courageuse et accablée, moribonde debout, celui, bien plus précieux, de la forcer au bon moment, sans temps à perdre, sans possibilité d’hésitation énervante, à aller passer l’été dans sa jolie ferme de Mirougrain, où il y avait une chute d’eau ».

Extrait « Du côté de chez Swann » de Marcel Proust